Le Sénat italien a approuvé ce mercredi 14 janvier 2026… loi centralisant toutes les demandes de citoyenneté italienne à Rome par filiation acquise à l'étranger. Cette mesure, qui entrera en vigueur en 2029, touchera directement des milliers de personnes d'origine italienne, notamment en Amérique du Sud.
Lors du vote, les parlementaires du MAIE (Mouvement associatif Italiani all'Estero), Franco Tirelli et Mario Borghese, ont évité la confrontation avec le gouvernement de Giorgia Meloni.

Tirelli, député, a déclaré à Italianismo qu'il avait voté contre le premier article, qui stipule la centralisation. mais le site officiel de la Chambre Cela montre qu'il s'est abstenu lors du vote final. Le sénateur Borghese, quant à lui, était absent. Contacté par des journalistes, il a invoqué des raisons personnelles et a refusé de s'exprimer.
À quoi ressemblera la nouvelle règle ?
La nouvelle législation transfère la gestion de tous les processus administratifs de reconnaissance de la citoyenneté par droit du sang des consulats italiens du monde entier à un seul bureau à Rome.
Le texte a été adopté par la Chambre des députés et sera publié au Journal officiel de la République italienne. Il a recueilli 76 voix pour, 55 contre et aucune abstention.
Qu’est-ce qui change avec la centralisation ?
Outre le changement de lieu, la réforme établit de nouveaux critères et limitations :
Impact socialLa tendance est que la voie administrative (consulaire/centralisé) Elle devient plus restrictive, touchant principalement ceux qui ont moins de ressources pour supporter les coûts d'une procédure judiciaire.
Création d'un corps spécifiqueLe délai de trois ans (jusqu'en 2029) a été fixé pour donner à l'État italien le temps de structurer le nouvel organisme centralisé à Rome qui gérera les responsabilités des consulats.
Limite de commandeLe nombre de dossiers que recevra cet organisme central sera limité, en fonction du nombre moyen de dossiers traités par les consulats au cours des deux dernières années. (2027 et 2028).
Normalisation des critèresLa centralisation devrait permettre une analyse plus rigoureuse et standardisée. Les problèmes tels que les petites fautes d'orthographe ou les déclarations sur l'honneur, qui peuvent actuellement passer inaperçus dans certains consulats, seront probablement analysés avec plus de sévérité à Rome.
secours consulaireL'objectif principal de cette mesure est de réduire la charge de travail des consulats du monde entier en transférant la partie administrative de la reconnaissance de la citoyenneté à la capitale italienne.
Route légale maintenueLes experts indiquent que la judiciarisation des processus (citoyenneté par voie judiciaire) Elle restera la principale alternative, car l'obstacle de l'accès aux consulats demeure inchangé pour de nombreux demandeurs.
Les entités étaient contre
Au cours du processus législatif, plusieurs organisations et experts, tels que l'association Natitaliani et des représentants des notaires italiens, se sont prononcés contre cette mesure.
Selon le député Fabio Porta (PD)« Il ne s’agit pas seulement de la position de quelques parlementaires, mais de celle de ceux qui connaissent la réalité de la citoyenneté italienne à l’étranger. »










































