La Cour constitutionnelle italienne a déclaré partiellement infondé et partiellement irrecevable Les questions de légitimité constitutionnelle soulevées contre le décret-loi n° 36 de 2025, qui traite de la citoyenneté italienne.
Le recours avait été introduit devant le tribunal de Turin et visait l'article 1 du décret, qui a ensuite été converti en loi n° 74 de 2025.
La décision a été annoncée 24 heures après l'audience, en déclaration officielle Ce jeudi 12 mars 2026.
La sentence sera publiée ultérieurement.
Malgré la déclaration officielle, la Cour n'a pas encore publié l'intégralité des motifs de sa décision.
La publication du jugement pourrait prendre quelques semaines.
Sans ce document, il n’est pas encore possible d’analyser en détail les arguments utilisés par la Cour pour rejeter les questions soulevées par le tribunal de Turin.
D'autres cas seront analysés en juin.
Le sujet sera réexaminé par Cour constitutionnelleUne nouvelle audience est prévue le 9 juin 2026.
À cette date, d'autres contestations du décret seront analysées, notamment l'affaire présentée par le tribunal de Mantoue.
Les affaires provenant de Campobasso pourront également être examinées, bien qu'aucune date d'audience n'ait encore été fixée.
Ces affaires ont une portée plus large et ne soulèvent pas les mêmes problèmes de procédure que ceux soulevés dans l'affaire de Turin.
Que dit le décret ?
Le décret établit de nouvelles règles pour la reconnaissance de la citoyenneté italienne par filiation.
La règle stipule que toute personne née à l'étranger, même avant l'entrée en vigueur de la règle, et qui possède une autre nationalité, est considérée comme n'ayant pas acquis la nationalité italienne.
La loi elle-même prévoit des exceptions.
Cette règle ne s'applique pas lorsque la demande de reconnaissance de citoyenneté a été déposée avant 23h59 le 27 mars 2025.
Sont également exclus les cas dans lesquels l'un des parents ou grands-parents détenait exclusivement la nationalité italienne, y compris au moment du décès.
Une autre exception se présente lorsque l'un des parents ou parents adoptifs a résidé en Italie pendant au moins deux années consécutives après avoir acquis la nationalité italienne et avant la naissance ou l'adoption de l'enfant.
Questions soulevées par la Cour de Turin
La Cour de Turin a contesté la constitutionnalité de cette règle en se fondant sur l'article 3 de la Constitution italienne.
Selon le tribunal, il pourrait y avoir arbitraire à faire une distinction entre les demandes de reconnaissance de citoyenneté faites avant et après le 28 mars 2025.
Il a également été souligné qu'il pourrait y avoir violation des droits acquis, au motif que la règle représenterait une révocation implicite de la citoyenneté avec effets rétroactifs.
La Cour constitutionnelle a rejeté ces allégations et a déclaré les accusations non fondées.
Traités internationaux
L’allégation de violation de l’article 9 du traité sur l’Union européenne et de l’article 20 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui établissent la citoyenneté de l’Union pour ceux qui possèdent la citoyenneté d’un État membre, a également été rejetée.
D'autres questions ont été jugées irrecevables.
Parmi ces griefs figure la violation présumée de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui stipule que nul ne peut être arbitrairement privé de sa citoyenneté.
Le grief de violation de la Convention européenne des droits de l'homme, selon laquelle nul ne peut être privé du droit d'entrer sur le territoire de l'État dont il est citoyen, a également été jugé irrecevable.





















































Jhenifer
12 mars 2026 à 20h30
Cela dit, j'espère qu'ils ne reviendront pas sur leur décision lorsque la population aura vieilli (complètement) et qu'il y aura une pénurie de main-d'œuvre, etc.