La citoyenneté lui a été refusée parce qu'il « ne connaît pas la langue italienne ». Mais le demandeur travaille comme traducteur au tribunal et à la police
Une jeune Croate qui vit en Italie depuis 14 ans s'est vu refuser sa demande de naturalisation italienne par... Ministère de l'Intérieur, ce mardi (26). Selon le communiqué de l'agence italienne, elle ne respectait pas l'une des exigences du décret de sécurité : la connaissance de la langue.
Ce qui est curieux, c'est que la jeune femme, qui habite à Trieste, a fait ses études secondaires en Italie, est sur le point d'obtenir son diplôme de droit et travaille comme traductrice (de l'anglais-croate) sur Tribunal de Trieste et pour la Police d'État.
Pour la députée PD – Parti Démocrate Debora Serracchiani, opposée au gouvernement actuel, il s’agit d’une « situation regrettable ».
Ce mercredi, elle a fait une représentation auprès du ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini. "Il semble vraiment inhabituel qu'un citoyen qui vit et travaille à Trieste depuis plus de 14 ans ne connaisse pas notre langue", a déclaré l'homme politique italien.
Selon elle, l'application de la nouvelle loi sur l'acquisition et la révocation de la nationalité italienne constitue une interprétation anormale, disproportionnée et irrationnelle. « J'ai demandé au ministre Salvini s'il ne jugeait pas nécessaire de prendre des mesures administratives pour vérifier les connaissances réelles des demandeurs en langue italienne. »
Depuis décembre 2018, les règles pour ceux qui souhaitent demander la naturalisation italienne sont devenues plus exigeantes. Grâce au décret Salvini, devenu loi, le gouvernement italien exige la connaissance préalable de la langue par le biais d'un test de compétence. Le candidat à la naturalisation doit atteindre au moins le niveau B1 — qui équivaut à intermédiaire — pour que la démarche soit menée à son terme. La règle s'applique aussi bien à ceux qui vivent en Italie qu'à ceux qui ont initié leur naturalisation italienne auprès des consulats italiens au Brésil.

Déclaration publiée par le ministère italien
Les associations et les représentants des Italiens au Brésil tentent de modifier la réglementation afin que les exigences soient assouplies et que le test de compétence soit présenté à la fin du processus. Aujourd’hui, l’examen doit être joint aux autres documents au début du processus.
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